Qui sont les Blancs ?

Arrivés dans l’île par accident, après le naufrage de plusieurs navires d’importance transportant des colons destinés aux Amériques, les survivants s’installent dans le sud-est de Nouvelle-Terre, autour du lagon riche en poissons et en coquillages. Rapidement, ils proclament les territoires ainsi occupés comme leur appartenant et s’y établissent sans tenir compte de la présence des indigènes.

Les hauts gradés prennent la direction des opérations et une microsociété d’hommes blancs s’organise peu à peu. Bien que prisonniers de l’île, les colons bâtissent des maisons, construisent un port et réparent leurs bateaux. En une génération, Gramport devient une ville portuaire de taille tout à fait honorable, alors que des plantations s’étendent bientôt dans la plaine.

Le seul point problématique restera de sortir de l’île et d’y revenir sans s’échouer sur les écueils. Les nombreuses tentatives infructueuses conduisent d’ailleurs les colons à abattre de plus en plus d’arbres et la cohabitation pacifique avec les Arwaks s’en ressent rapidement.

Les premiers conflits opposent assez vite ces « Blancs » aux indigènes qui ne comprennent pas les aspirations des nouveaux venus, et s’irritent de leurs façons de faire si peu respectueuses de leurs coutumes. Pendant plusieurs années, les deux camps vont s’affronter plus ou moins ouvertement, jusqu’à ce que la guerre éclate.

Acculés dans la plaine, les indigènes vont se réfugier dans la forêt. Mais une partie de la population blanche qui s’est installée dans l’ouest et qui avait à cœur de nouer des liens avec les Arwaks va se ranger de leur côté et prendre leur défense. Ces hommes et ces femmes deviendront les premiers « Frontaliers ».

La signature du Traité mettra fin à la guerre intestine qui divisait Nouvelle-Terre, et la maîtrise par quelques capitaines émérites d’une voie navigable assurera le développement et la pérennisation du commerce, détournant, pour un temps, les Blancs des Arwaks et de la forêt.

Les Blancs colonisent donc peu à peu la plaine fertile. Élevages et plantations diverses se multiplient et croissent rapidement. Les tentatives des propriétaires terriens pour introduire des esclaves resteront cependant vaines.

Afin de se garantir une place de choix parmi les puissants, quelques armateurs et négociants, et notamment un certain Ferdinand Valory, arrivent à embaucher à leur compte les seuls capitaines capables de manœuvrer autour de l’île. Sous couvert d’en assurer l’essor et le ravitaillement, ils acceptent d’assigner certains de leurs navires au commerce exclusif avec la colonie et finissent par prendre le contrôle d’une partie non négligeable de son économie.

Au fil des ans, le centre d’intérêt de Nouvelle-Terre se déplace cependant peu à peu vers l’ouest, et Lentredeux devient bientôt la ville la plus importante et la plus prisée. Le Gouverneur s’y installe, d’ailleurs, et avec lui, les plus nobles et les plus éminentes personnalités de l’île.

Leurs yeux des Blancs se tournent alors avec convoitise vers les Arwaks et cette forêt qui leur est interdite…

>Les personnages autour de la famille Valory

 

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