La description de Nouvelle-Terre

Situation générale :

Nouvelle-Terre est une île un peu particulière. Un énorme rocher. Un volcan éteint au milieu de la mer. Nouvelle-Terre se situe quelque part, au large des îles caraïbes. Isolée. Presque perdue. C’est une île peu recherchée, car ses abords sont très dangereux. La plupart des bateaux se déroutent pour ne pas risquer de l’approcher.

Dans l’imaginaire des marins, elle est hantée par des démons qui dévorent quiconque s’y échoue. Curieusement, les quelques armateurs et négociants qui font affaire avec les habitants de cette île n’ont jamais cherché à démentir ces histoires farfelues, laissant planer le mystère…

La colonisation de Nouvelle-Terre :

Ses abords sont capricieux, et les écueils qui la cernent ont découragé la plupart des marchands : peu nombreux sont ceux qui accostent sans dommages. Les entrepreneurs étrangers, aussi, ont fini par abandonner l’idée de faire fortune sur ce bout de rocher par trop inaccessible. Et ce d’autant plus que l’esclavage y est mal aisé : il est quasiment impossible de trouver un navire pour les débarquer. On murmure, surtout, que l’esprit de la forêt a volé l’âme de tous ceux qui s’y sont essayés.

La population de Nouvelle-Terre :

Les habitants de Nouvelle-Terre vivent donc un peu coupés du reste du monde. Mais pas totalement : la famille Valory assure l’import-export par tous les temps, tout au long de l’année, depuis plusieurs générations. Dès lors qu’il ne s’agit pas de travail d’esclaves, les Valory se sont toujours montrés très arrangeants pour favoriser le commerce. Leurs navires croisent régulièrement dans toutes les Caraïbes, des colonies d’Amériques à l’Europe.

Depuis la ratification du Traité et la fin de la guerre contre les indigènes, d’ailleurs, l’essor du commerce dans l’île n’a jamais été aussi florissant. Les transactions vont bon train, et il est possible de se procurer absolument tout ce qui peut être transporté à bord d’un bateau. Les plus fortunés peuvent même s’arranger pour envoyer leurs enfants s’instruire sur le continent avant de les faire revenir pour profiter de leur formation.

La topographie de Nouvelle-Terre :

Nouvelle-Terre est deux à trois fois plus large que haute, et la taille du volcan en son centre est déjà remarquable. Une colline, tout à l’est, surplombe un lagon turquoise gigantesque. C’est là que se trouve l’Iswaktapo, « l’œil de l’île » : une corniche avec une vue imprenable sur la plaine.

Le Plateau :

L’île est partagée en deux sur presque toute sa largeur par des falaises surmontées d’un plateau rocheux traversé d’innombrables cours d’eau. En se jetant dans la plaine, ces ruisseaux créent d’impressionnantes chutes vertigineuses de plusieurs kilomètres de long.

Tout à l’est, les falaises sont totalement infranchissables, et il faut faire un grand détour par l’extrémité ouest de l’île pour atteindre le plateau. Cet espace rocailleux et peu arable, où seuls quelques maigres arbres subsistent, n’intéresse pas les Blancs qui ignorent la présence, sur ces terres, des Sarwanis.

Basse-Terre :

Sur presque toute la partie sud, au pied des falaises, c’est la plaine, aussi appelée Basse-Terre. Il faut plusieurs jours à cheval pour en réaliser la traversée. Tout à l’est, se trouve Gramport, la première et principale ville de Basse-Terre. Comme son nom l’indique, elle s’est développée tout autour du port de commerce de Nouvelle-Terre et s’étend sur plusieurs kilomètres de circonférence.

En remontant vers l’ouest par l’intérieur des terres, le long du fleuve Serpentine, le voyageur pourra faire halte dans des relais qui jalonnent régulièrement cette route très fréquentée. Il traversera alors une multitude de propriétés jusqu’à Lentredeux. Bien irrigué, le sol de la plaine est fertile et les Blancs s’y sont installés durablement, développant leurs exploitations : élevage et plantations diverses.

Le fleuve Serpentine est un atout majeur : calme et paisible, la navigation y est facile et sûre. Les marchandises descendent de Lentredeux jusqu’à Gramport, dans des embarcations à fond plat portées par le courant, et sont remontées ensuite, tirées par des chevaux, le long de la berge sur les chemins de halage. La Serpentine assure également l’irrigation des champs et des cultures ainsi que le ravitaillement en eau des populations.

Hautes-Terres :

À partir de Lentredeux, au carrefour entre la plaine, la forêt et le plateau, c’est Hautes-Terres. Initialement le domaine privilégié des Frontaliers, cette partie de l’île a peu à peu pris de l’importance, et le gouverneur y a fait construire sa résidence principale. Lentredeux est devenue le centre névralgique de Nouvelle-Terre. Le siège du pouvoir, de la justice, des finances et de la répression. Toutes les hautes personnalités s’y retrouvent et contrôlent ce qui monte de Basse-Terre, comme ce qui descend de la Frontière.

À l’extrémité ouest des Hautes-Terres, de l’autre côté du cours d’eau appelé la Saline, c’est le domaine des Birkmohos. La Saline est très large et capricieuse. Aucun pont ne doit jamais l’enjamber ni aucun navire la traverser.

Au nord, c’est la Frontière.

La Frontière :

Sur quelques centaines de mètres de large, mais tout le long de la forêt jusqu’au plateau, cette bande de terre est occupée par les Frontaliers. Leurs domaines sont clos de telle sorte que pour s’introduire dans la forêt, il faille d’abord entrer chez eux. De La Frontière jusqu’à Lentredeux, et tout atour, de multiples petits villages ont vu le jour.

La forêt :

La partie nord de l’île, au-delà de La Frontière, est totalement recouverte d’une épaisse et dense végétation : c’est la forêt. Le territoire des Arwaks.

Tout à l’est, là où la forêt borde le plateau, c’est le domaine des Sarwanis, le peuple du Feu. Au centre, le long de la Frontière, mais à une journée de marche tout de même, la jungle est occupée par les Wakpas, le peuple de la Terre. À l’ouest, c’est le territoire des Birkmohos, le peuple de la Mer. Plus au nord, au pied de la montagne, se sont installés les Arkabus, le peuple de l’Air.

Au-delà…

Une grande faille au nord-ouest du domaine des Arkabus coupe littéralement la forêt en deux, de la mer jusqu’à la montagne. À l’est, une colline matérialise cette frontière au-delà de laquelle plus aucun être humain ne s’aventure. La partie nord, après la montagne, c’est le domaine des bêtes sauvages. Et certaines peuvent se montrer véritablement redoutables.

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