Qui est Lili MJ ? (Petite) Biographie :

Exercice redoutable (et par moi redouté) que celui de se présenter…
(Et si c’était plus facile d’écrire une histoire ?)
Lili MJ, ou comment j’en suis arrivée à écrire un roman :

L’Histoire d’une petite fille qui n’aimait pas lire

En réalité, j’ai longtemps été fâchée avec l’objet livre : enfant, c’était le pire cadeau que l’on puisse me faire… Si, si, c’est vrai ! Je n’avais pas de mal à lire, non, j’ai bien lu quelques romans… Et d’aucuns diront que j’y prenais forcément du plaisir. Mais pas tant que cela : je préférais de loin aller jouer (que d’heures passées dans les Legos ! Et que dire des parties de Monopoly qui duraient plusieurs jours !). Bricoler, retrouver mes copines, faire du sport, se prendre pour les Chevaliers du Zodiaque, ça, c’était le pied. Pour l’enfant que j’étais, les mondes imaginaires ne se trouvaient pas dans les livres, ils étaient dans ma tête, et dans la vraie vie. Je donnais corps à mes rêves dans mes jeux. C’était si facile !

Cette petite fille vive et heureuse à l’imagination débordante, c’était Lili.

En matière de lecture, c’était une époque où seuls les albums et les BD trouvaient grâce à ses yeux : les lignes noires et continues me faisaient un peu peur, au contraire des illustrations.

Et puis Lili a grandi. Un peu. Et alors que d’autres se plongeaient avec délice dans toutes sortes d’activités pour se trouver une identité, s’éprouver, se différencier des autres en ressemblant à tout le monde, à défaut de pouvoir encore jouer aux Chevaliers du Zodiaque, Lili, elle, a plongé… dans sa tête. Pourquoi ? Elle ne le saura jamais. C’était sans doute le seul endroit où elle pouvait continuer de se raconter des histoires. De vraies histoires. Parfois belles. Parfois tristes. Dans tous les cas, des histoires fortes. Avec de vraies émotions. Vous n’imaginerez jamais tout ce qui lui est arrivé (les Chevaliers du Zodiaque, à côté, c’était de la gnognotte !) !

Quelques lectures toutefois, vinrent alimenter ses rêves, et le cinéma se révéla dans ce domaine une véritable mine d’or : que des images !

Puis les années passèrent, et Lili dut se mettre à lire. Mais attention, à lire sérieusement. Pour étudier. Impossible de faire autrement. Des livres énormes de gens bien-pensants. Ce n’était pas désagréable, mais dès qu’elle quittait la bibliothèque universitaire, Lili se ruait… au cinéma. Que d’heures passées dans ces fauteuils à vivre les aventures des autres par procuration ! Lili rentrait d’ailleurs si bien dans les films, qu’il lui fallait toujours une bonne heure pour en sortir et reprendre le cours de sa vie. Elle est même retournée voir les Chevaliers, etc… mais quelle déception ! Eh oui, les yeux des enfants ne voient pas la même chose que ceux des adultes. Lili avait grandi.

Elle était devenue Lili M, et elle était heureuse ainsi.

Lili M rêvait moins sa vie, faisait toujours du sport, lisait plus de livres, tombait amoureuse, se passionnait pour ses études, se faisait larguer, se consolait au cinéma, découvrait le monde, retombait amoureuse, poursuivait ses études, se refaisait larguer, prenait son premier poste dans le Nord chez les ch’tits…

Lili M poursuivit donc son petit bonhomme de chemin et réalisa peu à peu que sa vie était une véritable aventure. Tant et si bien, même, qu’elle finit par épouser son héros et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants (juste trois, en fait).

Lili M était devenue Lili MJ.

Et Lili MJ n’avait pas le temps de chômer : une maison à retaper, des enfants à occuper (avec des Legos ? Mais si, c’est facile, tu vas voir, maman va te montrer ! Tu connais les Chevaliers du Zodiaque ?) et des élèves à coacher (mais si, tu vas y arriver ! Seuls ceux qui ne tentent rien ne se trompent jamais !).

Bref, et les livres dans tout ça ? Ils se sont quand même peu à peu introduits dans ma vie. Insidieusement, les malins. Je ne les ai pas vus venir ! Et un roman par ci, et un autre par là. Les années passent et voilà qu’ils viennent faire concurrence aux rayonnages de mes BD.

Les longues lignes noires ne me font plus peur (mais j’aime toujours beaucoup les dessins).

Lili MJ s’est mise à lire dans la mesure de son possible : « Va demander à papa, mon loulou, tu vois bien que maman a son roman dans les mains ! »

Ce qui m’étonne encore, quand je regarde la bibliothèque du salon, c’est que j’ai trouvé le temps de lire tout ça.

Mais il y a pire. Un jour, Lili MJ était devant la télé, à sourire béatement devant la répartie de Lizzie face à M. Darcy, quand une idée saugrenue lui est passée par la tête : et si M. Darcy avait été si orgueilleux qu’il ait refusé de céder à son attachement pour Miss Bennet ? Et si, du coup, les confrontations entre les deux protagonistes, lourdes de frustrations contenues, avaient été plus nombreuses ? Parce que dans l’histoire, c’est ce qu’elle préfère, Lili MJ : les altercations.

Deux solutions s’offrent alors à son esprit fantasque : ou elle cherche dans les livres une histoire qui puisse la satisfaire sur ce point… et cela aurait été la solution la plus raisonnable, sans doute, ou… ou il lui faut l’écrive elle-même si elle veut être sûre de la trouver.

Curieusement, ce jour-là, c’est la deuxième solution qui lui paraît la plus simple (allez comprendre !). C’est que Lili MJ a toujours eu un mal fou à choisir un livre. C’est même pour elle à la limite de la mission impossible : elle passe des heures à regarder les rayonnages des bibliothèques, elle arpente les librairies en long en large et en travers, mais, jamais, elle n’arrive à choisir parmi la multitude de possibilités. Elle ne sait pas choisir un livre, c’est idiot, mais c’est comme ça.

Bref, ce jour-là, donc, il lui paraît plus simple d’en écrire un.

Il faut dire que depuis plusieurs mois, ou plusieurs années, ou (sûrement) depuis toujours, l’imagination de Lili MJ gamberge. Toute seule, dans le noir, le soir, souvent, ou dans ces moments de demi-sommeil, chauffée derrière la vitre de la voiture qui roule pendant des heures… Son esprit rumine des milliers d’histoires. Une musique, une émotion, et c’est toute une scène qui se joue dans sa tête.

Depuis longtemps, donc, l’esprit de Lili MJ s’agite en secret. Des morceaux de vies imaginaires viennent régulièrement frapper aux portes de sa conscience… Et depuis quelque temps, les personnages ont tendance à s’affirmer, les situations se précisent, de véritables intrigues prennent forme…

C’était sans doute juste une question de concordance. De concomitance. D’à-propos.

Deux idées se rencontrent, et le résultat est sans appel : Lili MJ décide de se lancer.

Sur un coup de tête. Parce que ce jour-là, l’idée lui a traversé l’esprit.

Mais c’était le bon jour.

Et voilà qu’elle se met à pianoter sur le clavier. Rapidement, c’est la frénésie. L’excitation la gagne. Elle s’emballe, les mots fusent. Seulement ses doigts sont peu sûrs et les idées se heurtent et se bousculent pour sortir plus vite de son esprit qu’elle n’est en mesure de leur donner corps en appuyant sur les touches. Bientôt, c’est l’embouteillage. La cocotte siffle. Alerte ! Tout risque de se mélanger !

Vite, il faut reprendre, répartir, programmer : ce sera chacun son tour ! Les idées sont prévenues, il leur faudra de l’ordre et de la discipline.

Heureusement, Lili MJ a un peu de temps, chaque jour, sur le trajet de l’école, pour y penser. Elle met la musique et les notes font le travail à sa place : elles dissipent les zones d’ombre, elles organisent les idées, elles donnent corps aux situations, et réveillent les sentiments.

En rentrant, Lili MJ n’a plus qu’à écrire le film qui se déroule devant ses yeux. C’est magique. Elle sourit. Elle s’amuse à nouveau.

Elle est Lili MJ, et elle écrit l’Arwaky de Camille Valory…

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1 commentaire

On dirait le sud · 10 avril 2018 à 18 h 56 min

Elle est incroyable cette Lili ! J’aimerai tellement la connaître !

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